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Website review – Sidoniusapollinaris.nl

Le site http://www.sidoniusapollinaris.nl se concentre, comme son nom l’indique, sur Sidoine Apollinaire, un homme politique du Ve siècle apr. J.-C. issu de l’haute aristocratie gallo-romaine, un haut fonctionnaire, un écrivain et évêque de Clermont en Auvergne. De plus, Sidoine Apollinaire est connu pour ses oeuvres littéraires les Carmina (poèmes) et les Epistulae (Lettres) qui nous fournissent des détails et des observations précieux de l’époque de transition de l’Empire romain vers le Moyen Âge.

Ce site, entretenu par Joop van Waarden, chercheur associé en Latin à l’Université d’Amsterdam, fournit des nouvelles sur les publications, les conférences et les chercheurs dans ce domaine. Par ailleurs, il contient des supports pour l’étude de Sidoine, comme par exemple une bibliographie exhaustive, mais aussi les textes latins complets des lettres de Sidoine à télécharger. Le site abrite aussi le projet « SAxxi – Sidonius Apollinaris for thé 21th century », visant à produire un commentaire récent sur la poésie et la prose de Sidoine.

Dans la suite de cette critique, nous nous intéressons plus concrètement aux différentes rubriques telles que Bibliography, Text and links, News, SAxxi, Publications, Contributions, guidant l’utilisateur à travers le site. Tout d’abord, il faut mettre en avant la bibliographie exhaustive que le site met à disposition à ses utilisateurs. Cette bibliographie, très à jour, énumère de nombreux articles et livres parus au cours du temps et dans différentes langues, et constitue donc une référence incontournable pour un chercheur. De plus, lorsque l’article ou le livre en question est disponible en ligne, l’utilisateur retrouve le lien vers l’édition de l’oeuvre ou il peut la télécharger directement sur le site lui-même.

Le site met à disposition non seulement une longue liste de littératures secondaires, mais aussi les sources primaires. Dans la rubrique text and links, l’utilisateur a la possibilité de télécharger les différentes éditions des oeuvres de Sidoine Apollinaire en latin mais aussi les traductions en anglais et français. Egalement dans cette rubrique, l’utilisateur peut retrouver des références de manuscrits consultables sur divers sites internet, comme par exemple gallica.bnf.fr.

Il faut aussi mentionner la rubrique News, qui permet aux intéressés de s’informer sur les divers événements, comme par exemple des colloques, conférences, qui auront lieu, mais aussi sur des projets de recherche en cours. De même que pour la bibliographie, il faut signaler que cette rubrique est très à jour.

Finalement, nous soulignons la dernière rubrique importante de ce site, qui présente le projet SAxxi. Dans cette rubrique, l’utilisateur peut se procurer de toutes les informations sur le projet de recherche, telle que son développement, les personnes qui y contribuent, l’état actuel de la recherche et les publications.

Grâce à ses nombreuses références internes et externes et à sa mise à jour permanente, le site constitue une référence importante pour les étudiants, professeurs et scientifiques de ce domaine. Toutefois, le manque d’un moteur de recherche et la structure du site rendent difficile la recherche précise sur le site.

Ecrit par

Fanny THILL

Website review – hieroilogoi.org

Le blog “hieroilogoi”

Les Hieroi Logoi, les « Discours Sacrés », est un terme qui nous rappelle d’une part les histoires de la mythologie gréco-romaine et d’autre part les histoires trouvées dans les Évangiles et autres textes chrétiens. Fidèle à ce nom de nature dualiste, le site internet du professeur Paul Dilley le reprend et se présente comme au centre d’un réseau de nombreuses sources et recherches en lien avec l’Antiquité tardive, époque où se rencontraient justement légendes païennes et religion chrétienne. La plus grande partie des contributions sont liées aux aspects et questions religieux de l’Antiquité tardive.

Mais qui est l’initiateur de ce blog, Paul Dilley ? Paul Chandler Dilley a travaillé pendant un premier temps en tant que rédacteur à diverses publications estudiantines et locales avant de suivre des stages en tant que curateur dans des archives des bibliothèques à New York. Il semble y avoir pris goût aux manuscrits en tant que sources. Afin de pouvoir mieux les étudier il a suivi des cours de langues, au point où on peut le considérer comme un polyglotte : il maitrise le grec, le latin, le syriaque, le copte, le nubien antique, l’hébreu classique, l’arabe classique, l’arménien classique et l’iranien moyen. En langues modernes il possède des connaissances en anglais, allemand, français, arabe et égyptien. A côté de ses facilités linguistiques, Paul Dilley a suivi aussi des cours d’histoire des religions à l’université de Harvard, à la Humboldt-Universität à Berlin, à l’université de Yale et à l’École Pratique des Hautes Études à Paris. Par la suite il a enseigné à l’Université de Yale, à la Kansas State University, la Pennsylvania State University. Actuellement il donne des cours à l’université d’Iowa en tant que professeur de religion comparée et d’études classiques. Il travaille entre autres dans un groupe de travail des Digital Humanities, ce qui pourrait expliquer son intérêt particulier à tenir un blog, pratique habituellement rare parmi les professeurs d’université.

Effectivement ce site n’est pas ordinaire, du fait déjà qu’il s’agit d’un blog, créé à l’aide de WordPress, outil numérique facilitant la création de propres sites internet. Le blog est un site internet souvent personnel, entretenu d’habitude par une seule personne qui a décidé de se concentrer que sur un aspect particulier de ses intérêts. Le « bloggeur » publie régulièrement ses pensées, recherches ou encore opinions sur ce sujet précis (dans notre cas l’Antiquité tardive) dans son blog, distribuant ainsi d’un manière simple et efficace l’information dans l’Internet. Toutefois hieroilogoi.org ne se limite pas à cette simple prétention d’un blog personnel : Paul Dilley essaie d’ajouter un aspect de légitimité universitaire à son projet, notamment en accentuant la fiabilité de ses recherches et de ses sources. Par conséquent son blog ne possède pas l’entière liberté connue d’autres blogs, mais il s’inscrit dans une vision plus large et académique, notamment en se liant avec les travaux de l’université Iowa et en reprenant un style d’écriture plus universitaire, mais sans pour autant sacrifier la simplicité. La méthode rigoureuse du bloggeur, tout comme son parcours professionnel le montre déjà, dans ses propres travaux présentés aide beaucoup à différencier ce site d’autres sites moins « sérieux ».

Mais là ne réside pas la seule particularité de ce blog. Les contributions de recherche de Paul Dilley lui-même sont rares. La grande majorité de ses publications sur ce blog sont des conseils et des recensions d’autres sites internet qui proposent des sources et leurs analyses. Quelques exemples intéressants, car uniques et méconnus par le grand public sont les sites http://bumberazi.com/ (page internet qui porte son intérêt sur le site historique du même nom en Géorgie), http://www.pretres-civiques.org/ (site qui s’intéresse aux prêtres civiques romains et les rituels qu’ils effectuaient etc. Paul Dilley se présente comme un journaliste spécialisé qui cherche à rassembler un maximum de sites possédant des ressources digitalisées qu’il lui est possible. Bien entendu la majorité des sites sont en anglais et se trouvent sous l’égide de différentes universités garantissant par là leur sérieux. Pourtant bien que le site soit en anglais, Paul Dilley inclut aussi des sites provenant d’autres pays aussi longtemps qu’elles remplissent ses critères de sélection. Critères qui ne sont pas énoncés, mais le lecteur arrive rapidement à reconnaître un certain modèle : comme déjà mentionné la langue doit être en anglais, le site doit être fiable d’un point de vue universitaire et il doit présenter des sources originelles numérisées.

Un élément très louable de ce blog consiste dans cette mise en avant de sites majoritairement inconnus, mais scientifiquement très intéressants. Une grande aide au lecteur est proposée par l’outil de recherche et le système des « tags ». Chaque contribution est dotée d’attributs explicatifs (données spatio-temporelles ou encore descriptives) et le lecteur peut limiter sa recherche à ces attributs. Ce système est facile à utiliser et présente un gain de temps incroyable sans pour autant risquer de trop limiter la recherche et faire perdre au lecteur des contributions qui l’aient pu intéresser. Paul Dilley réussit ainsi à porter l’attention sur des sites moins connus, les encourageant ainsi à continuer à digitaliser leurs sources et à produire des analyses accessibles en ligne. Un grand souci de l’Internet est le fait que le succès ne passe souvent que par la visibilité d’un projet « online » : à l’aide de son blog Paul Dilley réussit à augmenter cette visibilité et à se poser comme lien direct entre intéressé et source.

Effectivement le blog ne doit pas être pris comme un blog personnel d’un chercheur qui présente et commente ses dernières trouvailles, mais plutôt comme un point d’accueil d’information qui présente aux intéressés des outils et des sites utiles pour leurs propres recherches. Comme déjà mentionné auparavant, le blog se rapproche plus d’un site journalistique nous proposant une multitude de sites qui pourraient nous intéresser et en les résumant de façon à nous faire éviter de les visiter nous-mêmes au risque de perdre notre temps sans qu’on réussisse à trouver ce qu’on recherche.

Par contre le blog connaît aussi un point faible assez critique. Il s’agit de la quantité des recensions proposées par Dilley. Comparé à d’autres bloggeurs, Dilley ne publie qu’en intervalles assez larges (environ tous les deux mois un nouveau « post »). Au début de ce projet on remarque que Dilley était beaucoup plus actif à maintenir son blog, et que dernièrement la fréquence des publications s’est beaucoup réduite au fil des années. Il suffit de comparer le nombre de contributions du début de l’existence du site (fin du printemps 2012) au nombre actuel (Depuis juin 2015 on n’a plus aucune contribution).

En conclusion on pourrait juger que ce blog présente des nombreux avantages et met à disposition aux chercheurs et lecteurs intéressés un réseau très intéressant de sites moins connus tout en garantissant un standard universitaire minimum (ou même très acceptable). La variété des sources touchant à l’Antiquité tardive est large et les catégories de recherche proposées par le site sont très utiles (le système des « tags » : cela nous fait éviter de revenir en arrière chronologiquement et de perdre du temps en recherchant spécifiquement un site précis).

Bien que Paul Dilley lui-même ne soit pas très ambitieux dans les buts de son blog, il a réussi à imposer son site comme un outil incroyablement riche et compétent pour les buts qu’il s’est fixés.

Ecrit par

Tobias GIEB

Website review – Christian Classics Ethereal Library (ccel.org)

Le site internet « Christian Classics Ethereal Library » (http://www.ccel.org) est une librairie digitale rassemblant des centaines de livres chrétiens classiques. Ce site internet a été fondé par Harry Plantinga, un professeur d’informatique du Collège Calvin, qui est aussi le directeur du site. En plus, le site est soutenu par le Collège Calvin (une université aux États-Unis). Le site « Christian Classics Ethereal Library » poursuit comme mission de mettre à la disposition des chrétiens, chercheurs et personnes intéressées la littérature chrétienne classique, ainsi que de promouvoir son utilisation pour l’instruction et l’étude. Le site veut accomplir cette tâche en collectionnant, distribuant et promouvant de la littérature de valeur à travers l’internet et d’autres médias.

À première vue, le site internet offre quatre options dans le menu principal:

premièrement, dans la section « Home », l’utilisateur peut obtenir des informations sur le site; deuxièmement, dans la section « Browse », l’utilisateur peut rechercher des documents; troisièmement, dans la section « Community » se trouvent des forums et groupes de discussion de la « Christian Classics Ethereal Library » et dernièrement, dans la section « Store », l’utilisateur peut acheter des livres, CDs audio et applications en relation avec des œuvres chrétiennes.

Dans la section « Home », l’utilisateur peut apprendre ce qui est nouveau sur le site. En plus, il peut obtenir des informations sur la « Christian Classics Ethereal Library » et aussi consulter la collection « Early Church Fathers ».

Dans la section « Browse », l’utilisateur peut parcourir une liste contenant tous les textes disponibles sur le site internet. Cette liste est soit organisée par titre, auteur, langue, format ou le sujet du texte, selon le choix du paramètre.

En plus, l’utilisateur a la possibilité d’entrer le nom du texte ou de l’auteur recherché dans la barre de recherche du site, qui se trouve aussi dans le menu principal.

Une fois que l’utilisateur a trouvé l’auteur souhaité et clique sur le lien de celui-ci, le site offre un aperçu des œuvres de cet auteur consultables sur le site. Après avoir choisi le document souhaité, le site offre la possibilité de lire le document en ligne, ou bien de le télécharger gratuitement en texte intégral ou en format PDF.

Si le lecteur choisit de lire le document en ligne, le site offre la possibilité de naviguer dans le texte, c.-à-d. de sauter des pages ou même des chapitres, grâce à une barre de paramètres avec laquelle l’utilisateur peut choisir le chapitre ou la partie du texte qui l’intéresse.

En plus, l’utilisateur peut agrandir ou diminuer la taille de l’écriture du texte et même chercher des termes spécifiques dans le document grâce à un moteur de recherche. Si l’utilisateur entre un terme dans ce moteur de recherche, le site affiche alors tous les chapitres du livre, dans lesquels le mot recherché est mentionné.

En plus, l’utilisateur a la possibilité de souligner et de commenter des passages dans les textes consultés en ligne, et l’utilisateur peut par après même enregistrer ses commentaires. Cependant, l’utilisateur doit s’inscrire ou disposer d’un compte d’utilisateur sur le site « Christian Classics Ethereal Library »  pour pouvoir exécuter ces actions.

Les livres et textes consultables sur le site « Christian Classics Ethereal Library » sont des livres qui ont été scanné ou digitalisé. Malheureusement, le site n’offre pas une brève description ou un commentaire sur les textes disponibles sur leur site. Autre chose qui est dommage est le fait que les textes anciens ne sont pas consultables en latin ou en grec sur le site, mais seulement leur traduction anglaise.

À côté de la consultation de textes chrétiens, le site offre aussi la possibilité de joindre des groupes ou forums de discussion, dans lesquels l’utilisateur peut discuter avec d’autres utilisateurs sur des œuvres chrétiennes. En plus, l’utilisateur peut s’engager en tant que volontaire pour contribuer à l’amélioration du site (par exemple, en corrigeant des fautes dans les textes consultables sur le site).

Comme je l’ai déjà mentionné, le site offre aussi la possibilité d’acheter des CDs audio, des livres Kindle et des applications pour le smartphone. C’est majoritairement par la vente de ces biens que le site est financé. Si l’utilisateur désire supporter financièrement le site, il peut soit faire un don, soit acheter des pages de publicités sur le site.

En somme, le site internet « Christian Classics Ethereal Library » est un outil pratique pour trouver et consulter gratuitement des traductions de textes chrétiens classiques, ainsi que pour approfondir ses connaissances dans ce domaine et éventuellement s’échanger avec d’autres personnes sur des livres chrétiens. Le seul aspect négatif est la conception du site, qui peut être à première vue dissuasif ou intimider l’utilisateur à cause des multiples options affichées, surtout en bas de la page.

Elisabeth Einsweiler

Website review – tertullian.org

The Tertullian Project

The ‘Tertullian.org’ website was created, in 1997, to provide “A collection of material ancient and modern about the ancient Christian Latin writer Tertullian and his writings.” As is indicated by the description found on the website itself, the main objective of this website is to serve as a database for everything related to the Latin writer Tertullian, who lived around the 2nd and 3rd century AD.
The creator of this website is Roger Pearse, a translator of ancient texts who published two books: ‘Eusebius of Caesarea. Gospel, Problems and Solutions’ in 2011, and ‘Origen of Alexandria. Exegetical works on Ezekiel’ in 2014. All his work is centred on the collection and translation of antique Christian literature.
The main website, titled ‘The Tertullian Project’ is very interesting for any historian doing research on this Latin author. The website provides a detailed biography, a list of the available texts with a summary for each, translations and Latin transcriptions, among other more or less useful information.
In order to provide the translations of Tertullian’s texts to a greater public, Roger Pearse transcribed the texts of translations made by other authors and put these on his website in the name of the ‘Tertullian Project’. Thus, the translations provided by Roger Pearse originate from published books, mostly from the mid-twentieth century.
All in all, this website constitutes an interesting stop for all historians starting doing research on Tertullian. The overview of Tertullian’s work and the translations provided by Roger Pearse can be helpful to potentially better define any further research on Tertullian.
Link: http://www.tertullian.org/

Early Church Fathers – Additional Texts

For the historians searching a bigger database of translated ancient Latin and Greek texts, the website gives a link titled ‘Additional Fathers’ to another website at the bottom of the page. The user is taken to the online collection of digitized translations of texts written by some of the most prominent authors of the ancient world.
All the translations on this website are in English. The majority of the translations are accompanied by an introduction written by the editor of the website, in order to help the reader to understand the contents of the text and its context. The texts used for this database come from books whose copyrights are expired and are free to be copied. Therefore, the translations provided on this website are almost all over a century old and not up to date with the latest translations.
The website has some big failings, for example there is no search function provided and the names of the authors are not ordered in an alphabetical order, which would make the search for a specific author easier. Another negative aspect of this website is that the original texts, either in Greek or Latin, from the ancient authors are missing, making this site a strict collection of dated translations.
Nevertheless, the website, with its easy access to translations, remains a good initial source for any historian doing research around ancient authors. Due to the fact that the translations are outdated, this website should only be used in order to gain an impression of the contents in a specific translation before moving on to a translation found in a more recent edition.
Link: http://www.tertullian.org/fathers/

Written by
Patrick QUINTEIRA

A thesis from our master @100komma7

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Natalia Costea, a former student from our Master program, has been invited by Renée Wagner to present the results of her master thesis.

She focused on the changing public attitude towards alcoholism in the Seventies. The new “Centre thérapeutique d’Useldangeoffered a specialised treatment, whereas formerly alcoholics had been interned in the general psychiatric system. At the same time, the centre was the expression of handling the reality of alcoholism more openly and without moralizing.

To listen to the discussion between Natalia and Renée, click here.

Doing Digital History. Project Story Map

For the third assignment in “Doing Digital History: Introduction to Tools and Technologies”, our class had to create Story Maps with information about someone who had participated in the First World War. The assignment is part of a Master I course at the University of Luxembourg under the guidance of Max Kemman. The task of this project was to find a diary on Europeana 1914-1918 (http://www.europeana1914-1918.eu/de) to retrace the movements of these participants during the war and to try recounting his/her story with a Story Map (https://storymap.knightlab.com/).

Our group consisted of Jérôme Courtoy and Jim Carelli and we decided to use the diary of a German soldier named Hermann Köbele, born in 1897 in Bavaria (Germany). Köbele was part of the Bavarian army, and he fought during the First World War from the 20.05.1917 to 29.10.1918 on the Western front in France. In 1917, at 19 years old, Köbele decided to join the Bavarian army as a volunteer. He left school a few months before his graduation. He was deployed on the Western front for six months until the 29.10.1917 (the last dated entry of the diary). Köbele died 1945 during the Second World War in Hungary.

In 2007, Wolfgang Köbele, who hardly knew his father Hermann, decided to transcribe the war diary for his younger siblings and their children. The original diary recounted his experiences at the front. It contained drafts, postcards and newspaper articles, some of which were from a later date. The Story Map will include some of these extracts. There are some other literary texts by his father (e.g. poems), where he tried to show how a young man made sense of his experience of war.
With the link below, the user can explore the Story Map telling the journey of Hermann Köbele.
https://s3.amazonaws.com/uploads.knightlab.com/storymapjs/4e2bfdfc9681cf237a4fd3abd74f545a/war-dary-of-hermann-kobele-20-05-1917-29-10-1917/draft.html

Research in WMU: “World War 2 Propaganda Collections”

Critique d’un projet numérique autour de la propagande de guerre

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1) Revivre la propagande nazi à l’ère du digital

“World War 2 Propaganda Collections” est un projet numérique de la Western Michigan University dont les premiers efforts de digitalisation datent de 2008. Le projet a pour but de rassembler une vaste collection d’objets de propagande liés à la Seconde Guerre Mondiale, mais propose également des objets plus anciens tels que la devise allemande de 1933-1945.

2) Les donateurs et contributeurs du projet

La majorité du matériel numérisé provient de deux donations: La “Howard Mowen Collection” et la “Edwin W. Polk Collection”. Vétérans et professeurs, Mowen et Polk ont mis à disposition de l’Université de Western Michigan des livres militaires, journaux, pamphlets et autres matériel qui sont au coeur de la sélection de “World War 2 Propaganda Collections”. A côté de la WMU, le projet connaît d’autres contributeurs financiers tels que le Dr. Richard Burke et Bill & Maggie Donohoe qui ont investi dans la numérisation d’une partie de la collection Howard Mowen.1

3) Les techniques de digitalisation d’un centre universitaire de numérisation

Le projet témoigne des compétences et de l’expertise de l’Université dans la création de projets historiques numériques. Un bon nombre de techniques de numérisation maîtrisées se révèlent de grande utilité pour la qualité du projet. Parmi ces techniques on peut citer entre autres l’expertise en gestion des couleurs pour une qualité optimale du matériel, mais également la possibilité de capture de pratiquement toute taille ainsi que la haute qualité de photographie digitale (200 megapixel par image pour les copies) ou encore l’utilisation de scanners spéciaux pour certains documents.2

3.1) Une Coopération réussie: une interface, plusieurs collections

Le centre de numérisation de la WMU comprend un manager des systèmes et de la numérisation, Mr. Paul Howell, qui détient un Master scientifique en Paper and Imaging Science and Engineering, ainsi qu’une coordinatrice des projets numériques, Mme Cecelia Moore, qui à joint l’Université en Juillet 1998. Tous deux forment les personnes de contact du centre de numérisation de la WMU. Ce dernier travaille étroitement avec la société Luna Imaging qui propose des logiciels et scans pour des collections numériques. Ainsi toutes les collections numériques de la WMU, The World War II Propaganda Digital Collections inclus, sont regroupées via l’interface de Luna Imaging, ce qui permet notamment à l’utilisateur de naviguer à travers toutes les 21 collections.

Il est à noter que Luna Imaging s’avère être selon leur propres descriptions très populaires parmi les institutions états-uniennes. Ainsi Luna Imaging compte parmi leurs clients des institutions majeures, notamment des universités, collèges et musées ayant recours à leurs logiciels et/ou au service d’imagerie numérique.

4) Un site scientifique à audience globale

Alors que l’audience ciblée est plutôt scientifique, le visionnement des images à travers LUNA permet au projet d’avoir une dimension globale par son accessibilité à tout public. L’incorporation des collections dans le catalogue de la WMU, du MeLCat (Catalogue de la Michigan eLibrary) et WorldCat contribue également à l’accessibilité et durabilité des sources numérisées.

5) Les outils et techniques de présentation

5.1) Le problème de la répartition des sources

Les sources sont réparties en 4 catégories, ce qui permet au navigateur de retrouver des sources par sujet, par pays ou par période.

Par contre la recherche par endroit se révèle moins intéressante car elle regroupe tout document évoquant le pays ou étant exposé dans le pays en question. Ainsi un document de propagande communiste allemand peut être retrouvé dans la catégorie russe.

5.2) La recherche plein mot et ses limites

L’application de l’OCR (Optical Caracter Recognition) permet également une recherche à plein mot qui peut être optimisée par de nombreuses options de filtrage telles que le titre de collection, le contributeur, le créateur, la date, le sujet, le titre, etc. Par contre l’OCR présente également ses limites, les articles de journaux n’étant pas complètement transcrits pour permettre une recherche complète.

5.3) Zoom et Métadonnées: les points forts du projet

Un autre point fort du projet est son option Zoom qui est appréciable d’avantage grâce à la bonne qualité et la netteté des documents numérisés. Les métadonnés sont uniformes et complets. Les renseignements détaillés sur chaque document (collection, identificateur, titre, sujet, description, publicateur, date original, copyright, provenance, type, format, date de digitalisation, etc.) permettent non seulement d’attribuer aux sources leur valeur historique et leur utilité scientifique mais permettent également de les retrouver facilement à travers les options de recherche.

6) Les rubriques horizontales, clefs pour une navigation optimale

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Sept rubriques placées horizontalement sur la page d’accueil guident le navigateur à travers la collection. Les deux premières sont d’usage très basique et permettent à l’utilisateur de retourner « en avant » et « en arrière » aux pages déjà visitées de la collection numérique.

6.1) Explorer les différentes collections intégrées (rubriques 3 et 4)

La troisième rubrique regroupe les noms de et les liens vers toutes les collections numériques de la WMU, tandis que la quatrième rubrique invite à explorer le site. Ainsi peut-on parcourir tous les 424 objets numérisés de la The World War II Propaganda Digital Collections. Les objets sont visualisables en différentes tailles (petite, médium, large) et par différents nombres (50, 100 ou 250 objets par page), mais peuvent aussi être triés, à travers 4 champs sélectionnables selon la relevance, le créateur, la date originale, l’identifiant, ou le titre des objets, qui sont en outre tous dotés d’une fonction Zoom. De plus existe-t-il la possibilité de parcourir toutes les catégories alphabétiquement et numériquement.

6.2) Un espace de travail et de “non” partage (rubrique 4)

Toujours dans la rubrique “Explore” il est possible de parcourir des Media Groups qui ne contiennent pas de groupe publique à ce jour, d’essayer de consulter des présentations publiques encore néants (tandis qu’il existe à ce jour 3 présentations fermées faites grâce aux objets de la / des collection(s)), de créer un compte pour effectuer une External Media Search, donc une recherche de médias externes, et enfin de comparer les objets numérisés de toutes les collections de la WMU en les ajoutant dans le Workspace. L’espace de travail, lequel peut être partagé par un lien web et dans la capture de l’écran peut-être ancré dans d’autres sites, s’ouvre à l’utilisateur à travers d’une nouvelle page web tout en lui laissant la possibilité de travailler sur une fenêtre web et de continuer sa recherche par une fenêtre web distincte. Une fois ouvert, l’espace de travail permet de visualiser une panoplie d’objets tout en gardant leurs caractéristiques imposées par la WMU, notamment la possibilité de zoomer, d’agrandir, rétrécir ou d’effacer l’image et de faire appel au métadonnées qui contiennent des informations sur la collection.

6.3) Créer ses groupes médias et partager ses travaux (rubriques 5 et 6)

La cinquième rubrique s’intitulant Create offre la possibilité, après avoir franchi la barrière d’inscription, de créer des Media Groups et des présentations. La sixième rubrique, Share This, offre la possibilité de partager la page web par un lien qui est à copier/coller dans un email ou dans un message instantané.

6.4) Comment franchir la barrière d’inscription (rubrique 7)

La septième et dernière rubrique renvoie à une aide qui entre autres explique comment créer un compte afin de bénéficier pleinement des outils tels que la création de Media Groups et de présentations.

7) Conclusion

Plusieurs remarques et critiques méritent d’être évoquées:

7.1) Succès d’un projet open access à audience scientifique

Les outils dont dispose The World War II Propaganda Digital Collections, tels que la création de présentations et de Groupes Médias, l’espace de travail qui permet de comparer et  d’analyser en détails, grâce à la fonction Zoom, les couleurs, les représentations et la condition physique des objets numérisés, mais également l’incorporation de la collection dans un catalogue universitaire, local et mondial, ainsi que la conception de la collection par une Université qui se semble être spécialisée dans la création de collections numériques regroupés sur une plate-forme favorisant la recherche au sein des différentes collections abondantes en métadonnées et options de recherches avancées, suggère que le projet cible le domaine académique et scientifique. Le site s’avère idéal pour les chercheurs, professeurs d’histoire et étudiants d’histoire contemporaine, mais aussi d’économie (étant donnée le vaste nombre de billets de banque) et de médias. Les différentes fonctions de partage de l’information recherchée, comparée, et organisée sous forme de présentation ou de Groupe de Médias, soit par partage d’un hyperlien ou par partage publique ou fermé au sein de la plateforme Luna Imaging. et des catalogues, prouvent une attitude favorable à l’open access des sources, bien que biaisé par une barrière d’inscription à Luna Imaging.

7.2) Apports de The World War II Propaganda Digital Collections à divers champs-étudiés

D’une part, la collection et la possibilité de pouvoir rechercher dans toutes les collections numérisées de la WMU permet de faire de nouvelles connexions entre différentes thématiques, lieux, temps, objets et personnages. D’autre part la collection, dotée de sa puissante fonction zoom et de son espace de travail, semble particulièrement utile au niveau de la recherche et de la comparaison iconographique, p.ex. des billets de banque allemands et alliés.

7.3) Une panoplie de sources sans récit historique et à faible valeur éducative

A part un bref contexte de la source dans le descriptif (souvent traduit de l’allemand en anglais) le projet ne propose par contre pas de narration ou de publications autour de la propagande de guerre. Il est regrettable de ne pas trouver une rubrique dévouée au récit historique à travers les sources proposées ou à travers une exposition virtuelle. Néanmoins, le site maintient son intérêt pour tout passionné de sources primaires liées à la propagande de guerre et à tout chercheur autour de la thématique, mais renonce par son manque de valeur éducative et instructive à son potentiel d’attirer une plus large audience.

7.4) Les mérites de World War II Propaganda Collections

Le site mérite malgré cette critique tout son mérite: A côté de sa qualité d’images, de ses techniques de présentations et de ses riches métadonnées, “World War 2 Propaganda Collections” offre une vision multilatérale en se limitant non seulement à la propagande nazie mais en exposant également la propagande communiste et américaine.

Auteurs: Sami AGEL & Steve ENGEL

Editeur: Sami AGEL

  1. http://web.library.wmich.edu/digidb/mowen/about.php []
  2. http://www.wmich.edu/library/services/digitization []

On the origin of Species: The Preservation of Favoured Traces

Visualisant les 6 volumes nées autour de l’oeuvre principale de Charles Darwin, ce projet permet d’analyser les modifications apparues progressivement à travers l’outil numérique. L’article ci-dessous considère l’apport qualitatif et innovatif du projet tout en tenant compte de ses limites.

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Charles Darwin a théorisé au 19e siècle, après de longues recherches et voyages, que les espèces vivants sur Terre n’avaient pas été crées telles quelles, mais étaient issues d’une évolution et d’une adaptation à leur environnement pour y survivre (the survival of the fittest). Sa théorie sur l’origine des espèces fut publiée en 1859 en Angleterre sous le titre On the Origin of Species by Means of Natural Selection, or the Preservation of Favoured Races in the Struggle for Life. Cet ouvrage, en dépits des critiques de son temps, a été publié plusieurs fois et il l’est encore de nos jours.

Mais ce dont nous n’avons pas toujours conscience est qu’un texte n’est pas figé et définitif dans sa première version, et que l’auteur va le remanier et le retravailler en fonction de l’évolution de sa pensée et des critiques extérieures comme il est dit par Ben Fry, diplômé du Massachussetts Institute of Technology, dans l’introduction de son projet d’humanité numérique : The Preservation of Favoured Traces. Ce projet aspire à rendre « visibles » et donc plus clairement et rapidement perceptibles les changements survenus d’une édition à l’autre de l’œuvre du biologiste anglais. Ce dernier a au cours des six éditions remanié parfois subtilement le texte comme lors de la deuxième édition, ou drastiquement comme dans la sixième édition où le chapitre VII a été complètement réécrit en réponse aux critiques avancées contre la théorie de l’évolution des espèces : « I will devote this chapter to the consideration of various miscellaneous objections which have been advanced agains my views, as some of the previous discussions may thus be made clearer ; »1
Le projet utilise et a été possible, comme le dit encore Fry, grâce à un autre projet précédent d’humanités numériques c.-à-d. The Complete Work of Charles Darwin Online datant de 2002 et mis en œuvre par le Professeur John van Wyhe et son équipe de la National University of Singapour, en collaboration avec la Cambridge University et nombre d’autres institutions de recherche anglaises et autres. Ce dernier projet a digitalisé et mis en ligne tous les écrits de Darwin et par conséquent les a rendu déjà utilisables pour le projet de visualisation de Fry.

The Preservation of Favoured Traces a été créé en 2009 et utilise le langage de programmation Processing conçu pour des applications de graphique et de langage visuel dont Fry est le co-développeur.2 C’est une idée très originale et efficace pour visualiser où et en quelle mesure le texte a changé, par contre la visualisation du comment est moins évidente. En effet, le programme souligne dans des couleurs différentes selon l’édition des parties du texte, en montrant où il a changé. Par conséquent, il est parfois intéressant de voir que par moment, des changements conséquents sur des chapitres entiers ont été appliqués. Très original est le fait de voir la progression de changements chapitre par chapitre qui donne un effet de réécriture en direct de l’oeuvre par Darwin même.

Au premier contact avec la page web du projet l’ensemble parait énigmatique car il est difficile de saisir en quoi consiste le projet, et en voyant la progression des couleurs il est difficile de comprendre que le texte change sous nos yeux. Si on veut relire et revoir les changements apportés à l’œuvre il est compliqué d’agrandir une partie du chapitre, ni même possible par fois, et il est alors nécessaire de consulter le site darwin-online.org.uk. Mais même avec ces petits défauts le projet est très intéressant et original et le fait de pouvoir « voir » les changements dans la globalité du texte fournit des points de réflexion intéressants sur l’œuvre de Darwin dans le cas présent, mais aussi sur d’autres ouvrages. Ce projet permet de nous rendre compte des modifications qu’un texte peut subir pas seulement au cours des éditions mais aussi dans les étapes préliminaires de la création d’une œuvre écrite.

Auteur: Beatrice Camar

Editeur: Sami Agel

  1. http://darwin-online.org.uk/converted/pdf/1876_Origin_F401.pdf consulté le 02/03/15 []
  2. https://processing.org/ consulté le 02/03/15 []

@RealTimeWW1 wins Charlemagne Youth Prize 2015

Print“The greatest achievement of the European integration project is that there has not been war on the territory of the member states for 70 years now.” Martin Schulz, President of the European Parliament and laureate of the Charlemagne Prize 2015, said this sentence twice last week: once on Thursday, 14 May 2015, after receiving the Charlemagne Prize in Aachen. And once already on Tuesday, 12 May 2015, in his laudatory speech for this year’s winner of the Charlemagne Youth Prize. Although the winning project is all about war: it is the Twitter project @RealTimeWW1 from our Master in European Contemporary History at the University of Luxembourg.

In this project, the students tweet stories and events from the First World War in real time, exactly 100 years after they happened – on the same date and, if possible, even at the same time. To show that if there is war, it is everywhere, and also how easily small conflicts can turn into horrid battles, is one of the project’s aims. In a time where peace is by many taking for granted, the students want to make their followers aware what great an achievement the peaceful Europe is in which we are living today. The jury of the Charlemagne Youth Prize 2015 acknowledged this aim by choosing the project out of ca. 350 submissions from all EU member states, and honoured it with the first prize.

This first prize consists not only of the 5.000€ prize money and a certificate. It implies also an extent of attention as yet unknown to the project. All 28 national winners of the Charlemagne Youth Prize that had been chosen in the EU member states were invited to three days in Aachen. During these days, a number of national and EU politicians showed great interest in the project, the idea and the persons behind it, its scope and its challenges. The resulting talks were very interesting and encouraging.

However, some small remarks will stick to mind just as much, remarks of people that approached me as the project’s representative in Aachen without any grand introduction, just wanting to tell me what value they see in @RealTimeWW1. Tp tell me what connects them to the First World War: be it their grandfather, having become a prisoner of war without ever being a soldier, only living in the wrong country at the wrong time with the wrong nationality. Be it a German father standing at a square in London when war was declared, and a British guy saying right next to him: ‘If I met a German now, I would wring his neck!’ It was not even always an immediate connection to World War One that made our project speak to them personally, but the appreciation of peace. People from Eastern European countries emphasised the value of open borders, of personal and public security, of (relative) welfare instead of mined and fenced frontiers, permanent fear, permanent shortages. With tears in their eyes they expressed what great a comfort it is for them to see that there are young men and women able to appreciate the European peace we all enjoy nowadays.

All these people’s experiences and their appreciation for our project will be a motivation to continue @RealTimeWW1 over the next years – everyday. Just as the war did, in its impacts, not take a pause. The awareness of being able to believe that this Twitter account is the closest we may ever be to war might well be the most important award coming with the Charlemagne Youth Prize 2015.

More information on the prize, and also on the second and third winners: http://www.charlemagneyouthprize.eu/

Mechthild Herzog

OpenStreetMap: un aperçu critique

OpenStreetMap est une base librement accessible et modifiable de données géographiques dont le but ultime est de réaliser une carte détaillée du monde en utilisant l’apport de collaborateurs volontaires. Par sa nature le projet n’a donc pas de durée prédéterminée. Au contraire, il est par définition basé sur une évolution constante.

La page d'accueil du projet
La page d’accueil du projet

En principe, il s’agit d’un Wiki pour données géographiques. Ainsi, il n’est pas nécessaire de posséder un compte utilisateur pour pouvoir consulter la page, mais il faut bien en avoir un pour pouvoir éditer (ce qui est un inconvénient majeur pour toutes les personnes qui n’aiment pas offrir leurs données personelles en ligne). Le plus souvent, les collaborateurs utilisent des récepteurs GPS pour rajouter des données (sous le format GPX) à la carte.

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De tels récepteurs GPS sont utilisés pour enregistrer les données géographiques au format GPX (Image tirée de Wikimedia Commons (auteur: Dwight Burdette) sous la licence CC-BY-3.0)

Dans un deuxième temps, les utilisateurs peuvent enrichir la carte obtenue avec des informations plus détaillées, par exemple en rajoutant des points, C’est points peuvent être des bâtiments des forêts des magasins etc. (ou des chemins entre ces points). Cette division en deux étapes permet à tous les utilisateurs de contribuer leur savoir, même s’ils ne possèdent pas de récepteur GPS.

Le projet, lancé en juillet 2004 par Steve Coast, est coordonné depuis 2006 par la OpenStreetMap Foundation. Celle-ci s’occupe aussi bien du financement – qui est assuré notamment par des donations – que de l’administration.  A cause de la nature du projet (projet sans but lucratif, données Open Access), il est difficile de dire exactement quel est son budget. Ainsi, en 2013, les avoirs totaux du projet étaient d’environ 160000 livres Sterling, la plus grande partie étant la valeur des bureaux (environ 135000 livres Sterling)1.

Steve Coast s'adresse à une conférence sur Open Street Map en janvier 2015 (Source: Wikimedia)
Steve Coast s’adresse à une conférence sur Open Street Map en janvier 2015 (Image tirée de Wikimedia Commons (auteur: Raimond Spekking) sous la licence CC-BY-3.0)

 

Entre-temps, le projet est en collaboration avec des entreprises comme Microsoft (il y a recours aux images et cartes de Bing), mais aussi avec des autorités publiques par exemple avec la Bavière et avec des institutions académiques et éducatives (p.ex. l’Imperial College à Londres). Or, la plus grande majorité du travail est toujours réalisé par les collaborateurs volontaires, dont le nombre est à présent d’environ 2 millions. Les statistiques sur OpenStreetMap sont consultables en ligne dans un Wiki dédié2.

A cause de la nature collaborative du projet, la qualité des donnés varie fortement d’un lieu à l’autre. Il est évident que dans une région comme la Bavière en Allemagne, où les autorités publiques collaborent avec OpenStreetMap, la qualité des informations va être supérieure. Un autre problème est que la qualité est liée au moins indirectement à la densité de peuplement. Dans un lieu où il y a peu de gens, il y en a par définition encore beaucoup moins possédant le savoir local ainsi que le savoir technique pour contribuer de façon effective au projet. Cependant, comme de plus en plus de gens disposent de smartphones équipés de récepteurs GPS, il y a raison d’être optimiste que le réseau des données recueillies deviendra de plus en plus dense dans les années à venir.

Le projet est basé sur les connaissances géographiques des collaborateurs.
Le projet est basé sur les connaissances géographiques des collaborateurs.

En évaluant OpenStreetMap, on est toujours tenté de le comparer aux services de Google, de Microsoft et, plus récemment, d’Apple. Vu le pouvoir financier de ces entreprises, mais aussi vu la nature ouverte de OSM, cette comparaison n’est pas strictement valable. En même temps, il faut dire que les services comme Google Maps sont aussi facilement accessibles et ‘gratuits’ (l’utilisateur paye indirectement, p.ex. par des publicités), ce qui veut dire que la plupart des gens peut choisir librement entre les services. Il est clair que l’intégration dans l’écosystème de Google et l’utilisation extensive d’images satellites (parfois même en combination avec des visualisations en 3D) rendent Maps beaucoup plus attractif à première vue.

Cependant, il faut rappeler qu’OSM est tout à fait différent des concurrents commerciaux: comme c’est un service ouvert, il peut être utilisé par toute personne, pour par exemple l’intégrer dans une application pour smartphone ou tablette. A une époque où de plus en plus de gens savent créer/ utiliser de tels logiciels – qui souvent traitent des données géographiques d’une manière ou d’une autre – il est important d’avoir une base de données géographiques de haute qualité et librement accessible. Sinon, vu l’engagement en travail et en argent nécessaire pour la mise en place et le maintien d’un tel projet, ce domaine sera tôt ou tard occupé exclusivement par quelques grandes entreprises.

Article écrit par Benjamin Zenner et révisé par Myrna Tumelero.

  1. Des détails sur le financement du projet sont consultables sous le lien suivent: https://www.osmfoundation.org/wiki/Finances []
  2. http://wiki.openstreetmap.org/wiki/Stats#Registered_users []