Habsburger.net: Eduquer, mais à quel prix?

La vie des habsbourg, à travers le temps, les lieux, les événements, les personnages, la généalogie, les aspects et la géorgraphie, est raconté à travers de sources numérisées. La présentation et la fonctionnalité des sources et l’aspect pédagoqique proposés sont au coeur de la présente critique: Habsburger.net veut éduquer à travers des sources numérisées et logiciels téléchargables, mais oubli les problèmes y liés, notamment le problème de la mise en ligne des données généalogiques.

Pour chaque rubrique sont présentées des sources qui vient à l’appui d’un court texte d’introduction descriptive, avec la sympathique possibilité à visualiser, avec une fonction zoom incluse permettant de visualiser de facon extrêmement détaillée une source et d’approfondir son savoir en cliquant sur le(s) lien(s) proposé(s). Les sources en soi manquent malheureusement souvent de metadatas pointues. En effet, elles présentent majoritairement que les noms (des artises / auteurs et oeuvres), les dates et les places où elle sont détenues. Pour l’utilisateur en quête de recherche de metadata plus pointues, comme par exemple par le biais du site internet référencé, il ne lui est pas possible d’y accéder via habsburger.net. Frustrant pour les professionelles, cela ne devrait pas être de grand malheur pour les amateurs d’histoire, même si la soif de savoir aurait été plus assouvie; car le péril de perdre les utilisateurs, en leur donnant la possibilité d’accéder aux sources à travers les archives où elles sont détenues, ne devrait pas se poser, étant donné que la plupart des archives numériques de bibliothéques se contentent à livrer des metadatas pointus/détaillés sans raconter une histoire. Néanmoins la possibilité de visualiser toutes les sources d’une même institution permet à l’utilisateur de traverser le site encore différement. En outre est-il possible d’accéder à une description et au site internet de l’institution qui propose ses sources sur habsburger.net, sans pour autant que l’utilisateur est guidé vers le lien internet exact de la source qu’il recherche.

Notons quand même que le site encourage le téléchargement de logiciels, notamment pour des aspects pédagogiques. Ainsi est-il par exemple possible de télécharger des programmes d’arbres généalogiques, encouragent ainsi les historiens amateurs, et notamment les élèves, à produire leurs propres arbres généalogiques et de s’initer à quelques règles méthodologiques. Des questions critiques concernant l’apport historique futur peuvent se poser à ce sujet. Lors d’un séminaire à l’Université de Luxembourg auquel Dr. Jérôme de Groot était invité et durant lequel on discutait sur la problématique des recherches généalogiques, faites par des amateurs auprès des entreprises commerciales qui encouragent la mise en ligne de la DNA, se posaient des questions des risques par rapport à la mise en ligne de DNA et par rapport à l’ouverture de la communauté historique envers le publique. Habsburger.net répond parfaitement à ce challenge d’ouvrir le public aux méthodes historiques en lui proposant des logiciels adaptés sans pour autant diriger l’utilisateur vers des sites commericiaux comme décrit ci-dessus. Néanmoins l’utilisateur peut être encouragé par le téléchargement d’un logiciel qui offre la possibilité d’incorporer ses données généalogiques. Les problèmes y liés, notamment politiques, ne sont pas encore d’actualité, mais surement un problème du futur. Ainsi il s’avère critique que habsburger.net propage ce genre de programme, sans faire connaìtre les problématiques possible y liées.

L’aspect pédagogique semble, à part le fait qu’il donne accès à des programmes comme décrit ci-dessus, bien réussi car il essaye de lier l’histoire des habsbourg avec le présent et encourage la recherche individuelle à travers de logiciels spécifiques.

 

 

Critique du site “habsburger.net”

Le site sur la dynastie des Habsbourg est une initiative du gouvernement fédéral autrichien et est financé et effectué par le projet de Schloss Schönbrunn Kultur- und Betriebsges.m.b.H. A l’aide de plus de 1000 représentations visuelles, le site raconte l’histoire de cette importante dynastie européenne par l’espace, les personnages et le temps.1

 

Le site couvre l’histoire de la dynastie autrichienne depuis ses débuts en 1250 jusqu’à sa fin au 20ième siècle. La structure du site est ordonnées et son contenu interactif. Surtout les portraits des personnages, les cartes, l’arbre généalogique ainsi que la possibilité de voyager dans le temps font du site un objet très intéressant pour les gens voulant se renseigner sur la dynastie. L’arbre généalogique donne des informations sur tous les souverains de la dynastie. L’utilisateur peut lire leurs biographies, trouve des recommandations de littérature et des informations supplémentaires sur la situation historique ou d’autres personnages importants. Malgré ces informations détaillées, le site ne mentionne pas les autres membres de la famille et se concentre sur les souverains. Chaque article est rédigé par un auteur, mentionné en bas, mais il manque des références et l’utilisateur ne reçoit pas d’informations sur l’auteur. La carte donne une impression de la montée au pouvoir de cette famille, mais n’est pas très exacte concernant les frontières et les couleurs et l’emplacement de Barcelone.

 

La médiathèque, qui est énorme, donne des informations sur l’objet en cause et des liens qui sont en relation avec cet objet. L’utilisateur tombe sur un article d’un auteur et encore plus de lien en relation avec l’objet. Cet article n’est pas, comme ceux des biographies, suivies de références. Ces liens sont pratiques, mais l’utilisateur risque de se perdre et de tomber sur des liens qui ne sont plus en relation avec l’objet initial.

 

En gros c’est un site qui livre beaucoup d’information sur une dynastie et son contexte historique. Il est très utile pour des gens voulant s’informer, les historiens par contre doivent cependant critiquer le manque de références et d’exactitude. Le site laisse de côté des événements historiques importantes, comme la guerre de trente ans ou ne parle que très brièvement. En outre le site raconte l’histoire d’une famille autrichienne et ignore l’aspect international de cette dynastie. Il ne parle, par exemple, pas de l’Amérique latine où les Habsbourg, surtout Charles Quint, jouaient quand-même un rôle.

 

 

 

 

 

 

  1. http://www.habsburger.net/en/about-the-project?multilink=switch []

Rezension der Internetseite “Die Welt der Habsburger”

Die Habsburger zählen ohne Zweifel zu den bekanntesten Herrscherfamilien Europas. „Die Welt der Habsburger“, ein Projekt, das auf eine Initiative der österreichischen Bundesregierung zurückgeht, befasst sich nun mit der Geschichte dieser Dynastie.

Auf den ersten Blick fallen dem Nutzer die geordnete Struktur und die mehr oder weniger interaktiven Inhalte auf. Die Verantwortlichen haben sich auf jeden Fall Mühe gegeben, die grafischen Möglichkeiten des Internets auszunutzen. Ein Stammbaum etwa präsentiert die Herrschaftslinie der Habsburger. Mit einem Klick auf ein Porträt gelangt man zur Biographie der betreffenden Person. Zur Kontextualisierung der Herrscher, Objekte und Geschehnisse stellt das Projekt eine Zeitleiste zur Verfügung. Die Karte, ein weiteres Tool der Seite, erweist sich zwar als nützlich, um die Grenzen des Habsburgerreiches im Laufe der Zeit zu verorten, eine Legende zur Erläuterung der Farben fehlt allerdings gänzlich und Barcelona liegt kurioserweise vor der spanischen Küste. Die Kolonien des spanischen Reiches sind auch völlig außer Acht gelassen worden.

Die Mediathek ist das eigentliche Kernstück des Projektes; ohne sie wäre die Illustration der Texte und Grafiken kaum möglich. Metadaten werden zwar für jeden Eintrag angezeigt, sogar Links zu relevanten Artikeln, allerdings fehlt in manchen Fällen sogar ein Datum. Zudem ist das Archiv kaum international, da die Quellen fast alle aus österreichischen Institutionen stammen. Ein Blick auf die Liste der Partner verschärft diesen Eindruck.

Der Textmodus ist wohl der informativste und lehrreichste Teil der Seite, aber birgt auch eine große Täuschung. Zwar findet man zahlreiche Artikel zu den Habsburgern, unter dem Reiter „Aspekte“ sollte man sich allerdings nicht zu große Hoffnungen machen, detaillierte Informationen zu Technologie, Gesellschaft und Wirtschaft zu finden : der Aspekt „Bewegen“ (mit einem kurzen Text) führt den Nutzer über den Link „Weiterlesen“ schlussendlich zu einem Artikel über Habsburgs Ursprünge – weshalb bleibt jedoch schleierhaft, da hier mit keinem Wort auf Fortbewegungsmittel eingegangen wird. Unter dem Reiter „Themen“ gehen zwar einige Artikel über das Leben und Wirken der Habsburger hinaus, wie der Text „Genusswelten“[1] zeigt. Doch wiederum bleibt der Inhalt stark auf Österreich beschränkt: man erhält bisweilen den Eindruck, als hätte es die spanische Linie der Habrbsurger nicht gegeben und Ungarn wäre nie Teil der k.u.k. Doppelmonarchie gewesen.

Generell ist die Erzählung eher auf höfische, dynastische und biographische Aspekte ausgelegt – und wenn sie mal darüber hinausgeht, fehlt der transnationale Aspekt. Die Welt der Habsburger wird fast als in sich geschlossene, eigene Welt dargestellt, die bestenfalls eurozentrisch, schlimmstenfalls „austriazentrisch“ ist – und in der Ereignisse wie die französische Revolution nur beiläufige Geschehnisse sind, wie es auch der Aufbau der Zeitleiste illustriert. Selbst die Periodisierung orientiert sich eher an das Wirken der habsburger Dynastie. An manchen Stellen, wie etwa in der Biographie Karls V., wäre eine bessere historische Kontextualisierung wünschenswert gewesen, z.B. in Bezug auf die lutherische Reformation.[2]

Andererseits erhält der Nutzer eine Vielzahl an Informationen über die Habsburger, dank der sehr guten und übersichtlichen grafischen Darstellungen. Für Historiker ist die Seite nur bedingt nützlich, höchstens als erste Anlaufstelle um einen gewissen Überblick zu erhalten. In den Artikeln werden zwar die Namen der Autoren angegeben, allerdings keine Fußnoten. Für manche Quellen gibt es auch nicht genügend Metadaten zur Kontextualisierung.

„If Content is king, context is its crown“ lautet der Titel eines Artikels des schwedischen Forschers Pelle Snickars.[3] In „Die Welt der Habsburger“ gibt es zwar einen König – seiner Krone fehlt aber sicherlich mehr als nur eine Zacke.

Referenzen

[1] http://www.habsburger.net/de/themen/genusswelten?language=en [Letzter Zugriff: 7. Dezember 2014]

[2] http://www.habsburger.net/de/kapitel/karl-v-und-der-traum-von-der-universalmonarchie-0 [Letzter Zugriff: 5. Dezember 2014].

[3] SNICKARS Pelle, If Content Is King, Context Is Its Crown ; in : Journal of European History and Culture vol. 1 (1/2012). Verfügbar auf : http://journal.euscreen.eu/index.php/view/article/view/jethc006.

Rezension der Webseite “Europeana 1914 -1918”

Bei Europeana handelt es sich um ein Projekt, dass anstrebt Europas kulturelle und wissenschaftliche Quellen für jeden zugänglich zu machen. Eine virtuelle Bibliothek mit über 20 Millionen digitalen Objekten. Die Webseite stellt Millionen von digitalen Objekten kostenlos zur Verfügung, die in vier Gruppen gegliedert sind : Bilder (Gemälde, Zeichnungen, Karten, Fotos und Abbildungen von Museumsobjekten), Texte (Bücher, Zeitungen, Briefe, Tagebücher und Dokumente), Tonaufnahmen (Musik und aufgenommene Reden, Bänder, Platten und Radiosendungen), und Videos (Filme, Fernsehsendungen). Die Benutzer können kostenlos auf die Objekte sowie ihre Metadaten zugreifen, herunterladen ist aber nicht erlaubt.1

Das Projekt wird von mehreren europäischen Institutionen unterstützt sei es als Partner oder Mitwirkende, wie zum Beispiel das Reichsmuseum in Amsterdam, das Britische Museum aus London oder das Louvre in Paris. Das besondere an der Seite ist aber, dass jede private Person ihren Beitrag zur Kollektion leisten kann. Unter der Aufsicht von Experten können Objekte aus privatem Besitz in die Kollektion aufgenommen werden, durch diese Aktion können eine Vielzahl von versteckten Schätzen entdeckt werden, außerdem entsteht auf diese Weise eine persönliche Erzählperspektive der Europäischen Geschichte. Im Mittelpunkt der Webseite steht die individuelle Geschichte jedes einzelnen, die zusammen eine gemeinsame Geschichte ergibt. Das Projekt Europeana 1914 -1918 ruft die europäische Bevölkerung auf Geschichten, Filme und historische Dokumente sowie die persönliche Familiengeschichte über den ersten Weltkrieg beizutragen. Schaut man sich die Zahl der Einträge und den Erfolg der Seite an hat Europeana den Nerv der Zeit getroffen. Die Botschaft Europeana ist, dass Europa Stolz auf ihre Kultur sein sollte und sie dementsprechend zeigen sollte.

Die Seite ist in 25 EU Sprachen aufrufbar aber die meisten Informationen sind eher in Englisch. Neben einer Schlüsselwort Recherche kann der Benutzer ebenfalls eine erweiternde Suche nach Periode oder Ort machen. Registrierte Benutzer können die Inhalte speichern und teilen oder Objekte markieren, sodass sie ihre Rechercheergebnisse immer vor Auge haben.

Die Webseite ist empfehlenswert, besonders weil sie eine sehr große Anzahl an Quellen zu Verfügung hat die in Archiven nicht zu finden sind, da sie aus privaten Besitz kommen. Die Webseite kann für Recherchen benutzt werden, seien es Studenten, Lehrer oder normale Personen.

 

  1. http://ipsaportal.unina.it/?p=309 []

Rezension der Webseite BBC Archive

Das Archive der BBC (British Broadcasting Corporation) besitzt eine große Kollektion an Kopien von Fernseh- und Radioprogrammen, Dokumente, Fotographien, Musikblätter, historische Ausrüstungen etc.[1] Das Archive gehört zu einem der größten Sendearchive Europas. Diese Ansammlungen werden, in ihrer original Form, aufbewahrt, doch das Archive hat auch angefangen ihre Kollektion zu digitalisieren und sie auf ihre Webseite BBC Archive zuladen. Ein Teil der Kollektion d.h. die Fernseh-und Radioprogramme, Dokumente und Fotos die seit 1930 von BBC ausgestrahlt wurden, werden dem großen Publikum so zugänglich gemacht.

Auf der Startseite wird der Besucher informiert, dass die Webseite archiviert wurde und seit 2007 nicht mehr aktualisiert worden ist. Die Besucher werden auf der Startseite ebenfalls aufgerufen die BBC Archive zu erkunden, zu erforschen „Who we are“, zu sehen wie sich Haltung und Sendungen verändert haben und die Archive gewartet wird.

Die Webseite bietet eine Kollektion die nach Themen wie „ Arts and Artists, Books and Writers, Cultural Heritage, Broadcasting and Performing Arts“ etc. gegliedert ist. Der Besucher hat so die Möglichkeit zuerst in der Kollektion herumzustöbern und einen Überblick zu bekommen, was das Archive alles zu bieten hat. Schaut man sich die thematischen Sammlungen genauer an wird klar welches Publikum die Seite ansprechen will. Ausdrücke wie „What we wore“ oder „our heritage“ zeigt, dass die Seite vor allem für das britische Publikum ausgerichtet wurde. Das britische Kulturerbe steht also im Mittelpunkt der Narrative. Was auch verständlich ist, da es sich bei der BBC um einen britische Firma handelt, die als Priorität nun mal das britische Publikum hat. Was aber nicht heißt, dass andere Besucher nicht beachtet werden. Denn BBC war eine der ersten Radio- und Fernsehsender die international ausgestrahlt haben. Die Kollektion bietet daher auch Inhalte die bei Benutzern außerhalb Großbritanniens bekannt sind.

Für jede Quelle stehen die entsprechenden Metadaten zur Verfügung, wie zum Beispiel das Ausstrahlungsdatum, die Dauer sowie eine kleine Zusammenfassung des Inhalts. Zusätzliche Informationen bekommt der Benutzer in der Rubrik „did you know?“.

Im Allgemeinen handelt es sich um eine interessante Webseite, die einen Blick in die britische Kultur ermöglicht und den Besuchern zeigt wie Großbritannien ihre Geschichte erzählt. Außerdem ermöglicht die Webseite einen Blick in die BBC Archive zu werfen, auch wenn es nicht möglich ist auf alles zugreifen zu können, weiß der Benutzer aber, dass es vorhanden ist, was wiederum für seine weitere Suche sehr nützlich sein kann.

 

 

 

[1] Adam Lee über das BBC Archive. http://www.bbc.co.uk/archive/tv_archive.shtml.

Critique du site “Europeana 1914-1918”

Voici avec Europeana 1914-1918 un projet d’envergure qui, contrairement à d’autres archives digitales comme EUscreen ou Inventing Europe, est fondé sur le principe du crowdsourcing. Ainsi, les utilisateurs peuvent mettre à disposition leurs propres sources, tant qu’elles touchent au sujet de la Première Guerre mondiale. A côté des collections privées, on retrouve aussi des sources provenant d’archives nationales et d’autres institutions culturelles, comme l’Imperial War Museum. Ce mélange de deux catégories de pourvoyeurs – le public et les institutions – permet de raconter “untold stories & official histories of WW1″.[1]

La collection du site

Les sources sont regroupées sous trois grandes rubriques – “Types”, “Subjects” et “Fronts” – avec des sous-catégories. L’utilisateur peut aussi se servir de la barre de recherche s’il a besoin de trouver un document spécifique. Certaines sources ne se laissent pas agrandir ou consulter sur le site même, surtout lorsqu’il s’agit d’objets de collections muséales, et nécessitent donc une visite sur le site d’origine. Malheureusement, les liens s’avèrent parfois obsolètes.[2] Pour quelques sources, on remarque que les documents ou photos ont été scannés, p.ex. lorsque la surface du scanneur même est présente sur les images.

Les options de recherche sont assez nombreuses, les sources peuvent être filtrées selon des paramètres comme la langue, le lieu ou le type. Pourtant, ces options n’apparaissent que lorsqu’on choisit d’abord soit “stories from the public”, soit “library/museum collections only”. Ce fait est regrettable, puisqu’il n’y a aucune raison pour cette limitation. La grande majorité des sources sont européennes, ce qui ne surprend pas lorsqu’on tient compte que le projet est financièrement soutenu par l’Union Européenne. Or, plusieurs onglets permettent de choisir également des sources nouvelle-zélandaises, américaines, australiennes et canadiennes. Cela confère au projet une certaine internationalité, mais en même temps il s’agit de pays qui étaient également présents sur les champs de bataille européens (et, à part les Etats-Unis, font partie du Commonwealth). Des sources asiatiques ou africaines sont pratiquement inexistantes, ou du moins ignorées comme corpus à part. Le site promeut donc une vue occidentale sur la guerre.

Le crowdfunding permet la contribution de sources très variées, mais favorise également une ‘décentralisation’ de la collection. Cela ouvre la voie à des points de vues très différents, malgré le fort caractère européen. Il n’y a pas une seule institution nationale qui décide de la nature de la collection. En même temps, le site n’explique pas selon quels critères les sources sont sélectionnées. Des informations quant au fonctionnement du contrôle de qualité font défaut. Le site indique uniquement que chaque contribution est révisée par un membre du projet.[3] Contrairement à des archives nationales, Europeana adopte certes une approche transnationale, mais peu lucide.

Les exhibitions virtuelles

A côté de sa collection, le site propose – un peu en cachette, il est vrai – six exhibitions virtuelles sous le slogan “Untold stories of the First World War“.[4] Pour l’analyse en question, j’ai choisi celle sur la propagande. Malheureusement, elle est assez décevante : il n’y a que trois pages, avec quelques photos qui ne correspondent pas forcément aux attentes de l’utilisateur. Alors que dans l’introduction, le texte nous explique que “Films, photographs, sound recordings and posters urged men to enlist and were among the most powerful tools“, on ne retrouve rien de ces ‘outils’. La deuxième partie de l’exposition aborde l’histoire d’une jeune femme allemande recrutée à 17 ans pour travailler dans une fabrique de munitions avec une seule carte postale (recto-verso) comme illustration – on ne profite donc pas en l’occurrence du potentiel de la collection. La troisième et dernière page attire l’attention sur un anneau en fer, donné à une personne comme indemnisation pour avoir contribué par un don à l’effort de guerre allemand. Certes, il s’agit d’un aspect inconnu au grand public, mais il n’est pas directement lié à la propagande : la présentation d’affiches incitant la population à soutenir le gouvernement auraient mieux convenu au sujet. Cette exposition, en fin de compte, présente des textes assez courts, la variété des sources est fortement limitée, le lien avec le sujet demeure assez flou et la narration est loin d’être transnationale, puisqu’elle concerne principalement l’Allemagne.

Un site utile, mais imparfait

Europeana présente donc plusieurs lacunes et pourrait être beaucoup plus transparent. Néanmoins, l’ampleur de la collection et la variété des sources ne peuvent pas être ignorées et s’avèrent utiles aux historiens – surtout grâce aux collections privées. Le site fournit également des métadonnées (date, lieu, créateur/auteur, description, lien, etc.), pouvant différer en termes de qualité ou de degré de détail, mais permettant néanmoins aux historiens de les réutiliser, contextualiser et analyser.

Références

[1] http://europeana1914-1918.eu/en [dernier accès: 29 novembre 2014].

[2]The Romani people in the first half of the 20th century, the Pharrjimos, the Roma Holocaust” en constitue un exemple.

[3] “Once your contribution has been submitted it will be reviewed by an expert and become available for others.” (http://europeana1914-1918.eu/en/contributor [dernier accès: 30 novembre 2014]).

[4] http://exhibitions.europeana.eu/exhibits/show/europeana-1914-1918-en [dernier accès: 30 novembre 2014].

Rezension: Europeana, 1914-1918

In dieser Rezension wird sich beschäftigt mit der Webseite www.europeana1914-1918.eu/de. Diese Seite enthält verschiedene Arten von Dokumenten, wie z.B. Briefe, Fotographien, Filme, zum 1. Weltkrieg. Diese Dokumente wurden während 3 großen europäischen Projekten gesammelt und stammen sowohl aus Nationalbibliotheken, wie auch aus dem Besitz von Privatpersonen und aus europäischen Filmarchiven. Sie wird ständig aktualisiert durch neu hinzugefügte Informationen, die entweder gesammelt werden bei Aktionstagen, die regelmäßig und an unterschiedlichen Orten stattfinden, oder online beigefügt werden können. Diese Seite liefert also verschiedene Perspektiven auf diese Zeit und erlaubt eine transnationale Sicht auf den 1. Weltkrieg, indem sie sich nicht auf ein Land reduziert, sondern verschiedene Länder darstellt und auf Quellen aus diesen Ländern zurückgreift.

Mir gefällt an dieser Seite, die Idee der Partizipation, d.h. jeder, der möchte, kann Quellen zu diesem Projekt liefern, auch wenn man bei den Dokumenten von Privatpersonen darauf achten muss, dass es sich hierbei um Erinnerungen handeln, die man als Historiker kritisch zu betrachten hat, da sie nicht unbedingt mit der Realität übereinstimmen müssen oder selektiv ausfallen können. Positiv ist hierbei, dass es einen Bearbeiter gibt, der die gelieferten Dokumente prüft, bevor sie auf der Seite erscheinen. Ein weiterer Pluspunkt der Seite ist, dass sie verschiedene Suchmöglichkeiten anbietet, wie z.B. Suche nach Dokumentarten, Themen oder Kriegsschauplätzen. Weiterhin ist sie vorteilhaft, da es Metadata zu den unterschiedlichen Quellen gibt und diese es dem Historiker erlauben mit dem dargebotenen Material wissenschaftlich zu arbeiten. Nicht so sehr gefällt mir, dass die Anzahl der Länder, die an diesem Projekt teilnehmen, eher noch gering ausfällt.

Rezension: BBC-Archiv

Die Webseite http://www.bbc.co.uk/archive/ steht im Zentrum dieser Rezension. Diese Seite der britischen Rundfunkanstalt BBC, die seit 2007 nicht länger aktualisiert wird, da sie bereits archiviert wurde und die BBC sich einem neuen Projekt, nämlich dem „BBC’s Genome Project“, stellte, versucht mit zahlreichen Kollektionen aus ihren Radio- und TV-Programmen, Dokumenten und Fotographien, die bis in die 1930er Jahre zurückreichen, ihre kollektive Vergangenheit zu zeigen, indem sich nicht auf Großbritannien beschränkt, sondern auch andere Länder berücksichtigt wurden und so eine transnationale Sicht an den Tag gelegt wurde. Ihr Themenbereich ist sehr umfassend, da sie sich mit unterschiedlichen Aspekten beschäftigt, z.B. dem Sport, der Politik, dem Krieg, der Familie u.a.. Es ist dieser Seite auch wichtig zu zeigen, wie sich Einstellungen und der Rundfunk im Laufe der Zeit verändert haben und auf welche Weise man sich für die Instandsetzung des BBC-Archivs eingesetzt und wie diese durchgeführt wurde. So erhält man auf dieser Seite die Möglichkeit die Personen, die hinter diesem Archiv stehen, mithilfe von dargebotenen Interviews kennenzulernen.

An dieser Seite gefällt mir, dass es die Möglichkeit gibt, die Seite mit verschiedenen Suchmöglichkeiten zu durchlaufen, z.B. kann man nach Kollektionen, Programmen, Themen und Personen suchen. Die Seite ist weiterhin von Vorteil, da sie nicht nur die unterschiedlichen Filme, auch wenn dies in Streaming-Form geschieht und man diese nicht herunterladen kann, anbietet, sondern auch zusätzliche Informationen zu den Filmen liefert, wie z.B. eine Inhaltsangabe, eine Aufzählung der Mitwirkenden des Films, eine Angabe von ähnlichen BBC-Links und externen Links. Negativ an dieser Seite ist jedoch, dass viele der gezeigten Filme nicht funktionieren und nur zugänglich sind für die Einwohner Großbritanniens. Was man bei dieser Seite wissen muss und wenn man die Kollektionen für wissenschaftliche Zwecke verwenden will, ist, dass es sich hier um die Sicht der BBC und ihrer Mitarbeiter auf die Vergangenheit handelt.

Une critique du site web Europeana.eu

Ce site web, lancé en 2008 avec le soutien de la Commission Européenne, rassemble des millions d’objets que l’internaute peut utiliser à sa guise. La fondation Europeana, des institutions culturelles européennes, des projets et des partenaires mettent à la disposition de chacun une large part d’images, de sons, de textes et de vidéos provenant de galeries, musées, librairies et archives.

 

La députée européenne allemande Helga Trüpel, qui présentait un rapport sur le portail le 19 avril 2010, invite les Etats-Membres à “éviter que ce ne se creuse un fossé de la connaissance entre l’Europe et les Etats-Unis” et à “veiller à ce que les Européens aient pleinement accès à leur propre héritage culturel”1. Cette vision déterminée, n’est à ce stade pas réalisable si on regarde le pourcentage des contributions par Etats. La France devance de loin tous les autres pays-membres avec presque la moitié des objets offerts par des institutions françaises. Cela ne représente guère un héritage culturel “européen”. Cela n’est évidemment pas la faute à la France, mais il faut se poser la question, comment encourager les autres pays à contribuer plus de matériel à ce site internet. Screen Shot 2014-11-30 at 10.37.52

 

Un autre problème pose le copyright des auteurs et l’investissement des pays dans le numérique. Pour pouvoir payer les auteurs pour l’utilisation de leur matériel et pour pouvoir numériser ce matériel, le pays doit disposer de l’argent. Aujourd’hui, en temps de crise, pas tous les pays n’ont les moyens financiers pour investir. Le résultat en est qu’on ne peut plus parler d’ “héritage culturel européen”, mais tout simplement d’ “héritage culturel des pays ayant les moyens financiers”.

 

L’utilisateur peut choisir entre plusieurs langues, point très positif, mais l’explication, le descriptif et les méta datas restent en anglais. Différents objets sont présentés dans deux langues, mais le gros du matériel est en anglais. Cela limite l’accès aux personnes qui comprennent la langue.

 

A part de ces inconvénients, le portail offre d’innombrable matériel pour s’informer sur différents sujets. Des expositions, un blog, une rubrique 1914-1918 et des pages “remix” et “professionnel”. Surtout la page “remix” nous a très intéressé. Une fille à la recherche de traces de son arrière-grand-père qui a servi dans l’armée allemande. De telles histoires enrichissent la culture européenne et font que les jeunes commencent à s’y intéresser. Ce sont les nouveaux médias qui sont utilisés par les jeunes et c’est le portail Europeana qui donne cette possibilité d’information et qui rend la recherche particulièrement intéressante.

 

Le portail est un pendant aux recherches “google”. La bande de recherche en haut de la page est très utile et donne à l’utilisateur des pistes pour débuter ses recherches. Avec plus de 6 millions d’oeuvres numérisées, Europeana constitue une source importante pour des recherches approfondies.

 

Si les pays-membres arrivent à numériser leurs archives nationales, si le facteur argent ne pose plus de problèmes et si le site n’est plus unilingue, ce portail pourrait réellement devenir un site de la culture européenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. http://www.europarl.europa.eu/news/fr/news-room/content/20091002STO61736/html/Europeana-une-bibliothèque-numérique-qui-s’invite-au-Parlement-européen []

BBC Archive: Une critique

La BBC (British Broadcasting Corporation), un service publique audiovisuel qui diffuse sa première émission radio, au Royaume-Uni, le 14 novembre 19221 et sa première émission télévisée le 19 décembre 19322, propose depuis quelques années un accès par internet de ses archives.

Dans le cadre de l’analyse du narratif européen présenté par des projets numériques donnant accès à des sources numérisées, ici donc les archives numérisée de la BBC,  le fait que, depuis et notamment à l’aube de la deuxième guerre mondiale, la BBC ne se limite pas qu’au Royaume-Uni et à la langue anglaise mais englobe progressivement des pays du monde ainsi que divers langues (comme par exemple: l’afrikaans, l’italien, le portugais, l’espagnol, l’allemand, etc.) ((1939.Broadcasting and listening to the world, in: BBC, URL: http://news.bbc.co.uk/aboutbbcnews/spl/hi/history/noflash/html/1930s.stm (consultée le 23/11/2014) )) pour transmettre ses news, et l’accès à ses sources numériques, nécessite une critique de ce dernier.

Les archives numériques de la BBC, qui ne sont plus mis à jour depuis 2007, s’avèrent essentiellement être accessible aux utilisateurs de la Grande-Bretagne. Désireux de visualiser la panoplie de vidéos proposés par le site, j’ai experimenté un non-fonctionnement de la visualisation de vidéos. Autre constat pour les enregistrement sonores: ils fonctionnent certes, mais une fois l’enregistrement lancé, celui-ci ne tolère pas qu’on avance ou recule durant l’enregistrement. Plus frustrant encore, si on essaye d’avancer ou de reécouter une partie de l’enregistrement, ce dernier est redonné depuis le début. Etant historien, ou plutôt en phase d’en devenir un, je constate que ces disfonctionnement entrave la recherche et la rendent plutôt frustrante du fait que presque rien ne fonctionne, et que, comme plus mis à jour, n’incorporent pas de nouvelles sources numérisées.

L’accès limité par la localité aux archives de la BBC, comme décrit ci-dessus, affecte-elle la narration proposée par le site? Peut-on parler de UK centrism ou est-ce que la narration est essentiellement européenne?

Le narratif est basé sur l’histoire de la BBC au cours du 20ième siècle. L’utilisateur découvre, à travers des lunettes de la BBC, le monde contemporain telle que reporté par le service audiovisuel. Etant donné qu’il possède des dimensions internationales, en effet il existe une panoplie de chaînes et radios BBC (tels que BBC Europe, BBC World, BBC News, etc.), les programmes proposés livrent aux utilisateurs une vue britannique du monde qui ne se centrent pas sur la narration d’une histoire européenne. Ce fait est notamment à observer en analysant les rubriques collections et subjects: Ici on ne trouve aucune sous-rubriques qui se réfère à l’Europe, mais plutôt une construction d’archives centrée sur la Grande-Bretagne (ce que je comprens sous UK centrism), donc qui définie la dénomination de quelques de ses sous-rubriques par rapport à la Grande-Bretagne, comme il en est par exemple le cas pour les sous-rubriques de la rubrique subjects, qui contient LOCATIONS – UK et LOCATIONS – NON UK ou encore POLITICS AND GOVERNMENT  et POLITICS AND GOVERNMENT – NON UK, pour en nommer que quelques-uns.

Bien que beaucoup de thèmes sont avancés, le manque d’une sous-rubrique Europe m’a frappé particulièrement. Néanmoins cela ne siginifie pas que les pays qui composent le continent sont négligés, plutôt au contraire, les pays européens sous-rubriqués sont juxtaposés à d’autres pays non-européens, et ne sont donc pas regroupés comme il en est le cas pour le middle east, et/ou south africa et/ou south america, etc..

BBC Archive est sans aucun doute une source particulièrement intéressante pour les utilisateurs issus de la Grande-Bretagne. Elle couvre l’histoire de la BBC par la mise à dispostion d’une partie des sources produites par la BBC. Néanmoins l’accès est réstreint pour les autres utilisateurs et la narration n’est pas centré sur l’Europe mais sur la BBC et la Grande-Bretagne ainsi que la BBC dans le monde.

  1. 14 november 1922. The BBC takes to the airwaves, in: BBC, URL: http://news.bbc.co.uk/aboutbbcnews/spl/hi/history/noflash/html/1920s.stm (consultée le 23/11/2014) []
  2. 1932.The birth of BH and global broadcasting, in: BBC, URL: http://news.bbc.co.uk/aboutbbcnews/spl/hi/history/noflash/html/1930s.stm (consultée le 23/11/2014) []